Quelle est la devise la plus forte du monde ?
Découvrez quelles sont les devises les plus fortes au monde face à l'euro et au dollar, et pourquoi la « force » d'une monnaie n'est pas un indicateur de richesse.
Qu'est-ce qu'une devise « forte » ?
Une devise est dite « forte » lorsqu'une seule unité s'échange contre un grand nombre d'unités d'autres devises. Le critère est donc la valeur nominale dans une paire de change, pas la santé économique du pays émetteur.
Un pays peut avoir une économie modeste et une monnaie très valorisée si la masse monétaire en circulation reste faible. Inversement, une grande économie peut avoir une devise dont le nominal paraît bas (yen japonais, yuan chinois).
Le top 10 des devises les plus fortes face à l'euro
Au taux actuel, les devises affichant la plus forte valeur unitaire face à l'euro sont (par ordre décroissant) : le dinar koweïtien (KWD), le dinar bahreïnien (BHD), le rial omanais (OMR), le dinar jordanien (JOD), la livre sterling (GBP), le dollar des Îles Caïmans (KYD), le franc suisse (CHF), l'euro lui-même, le dollar américain (USD) et le dollar canadien (CAD).
Le dinar koweïtien domine ce classement depuis des décennies grâce à un régime de change indexé sur un panier de devises et à l'importance des revenus pétroliers du pays.
Pourquoi le yen japonais n'est pas « faible »
Avec environ 160 yens pour 1 euro, on pourrait croire que le yen est faible. C'est une illusion : le yen n'a tout simplement pas de subdivision (pas de centimes). 1 yen joue le rôle qu'1 centime joue dans la zone euro.
La même remarque vaut pour le forint hongrois, le won sud-coréen ou la roupie indonésienne : un nominal élevé n'est pas synonyme de faiblesse.
Conclusion : valeur nominale ≠ richesse
La « force » d'une devise mesure une valeur de change, pas une prospérité économique. Pour évaluer une monnaie, regardez plutôt sa stabilité dans le temps, sa convertibilité, l'inflation domestique et les fondamentaux du pays émetteur.